L’avenir appartient à ceux qui se soulèvent tôt

 

Un tract sur la loi sécurité globale diffusé à Montpellier

L’avenir appartient à ceux qui se soulèvent tôt


La loi sécurité globale en France est assez identique à la loi Mordaza en Espagne et elle a les mêmes objectifs : contrôler, casser et réprimer les mouvements sociaux , les actes de rébellion et leur auto-organisation, chasser les éxilé-e-s. La loi Mordaza a été votée en Espagne en 2015. Depuis 2 ans le socialiste Pedro Sanchez et son allié Podemos ont promis d’abroger cette loi mais elle vient seulement d’être retoquée – et à la marge – par le conseil constitutionnel espagnol et reste globalement inchangée.

Les réactions de la Gauche contre la dernière loi sécuritaire en France font partie des toujours mêmes postures droitdelhommistes que celle-ci emprunte quand elle est dans l’opposition.  Pareil pour les Socialistes et Podemos en Espagne. On connait l’usage qu’elle en fait lorsqu’elle est au pouvoir… France Insoumise, PCF, Parti Socialiste, NPA – toutes les organisations qui réprésentent une prétention d’un  “anti-capitalisme” qui n’ont rien à voir avec une vraie opposition.
Tant que les individus éprouvent le besoin d’être représentés, ils sont toujours confrontés au fait que la représentation qu’ils choisissent échappe à leur contrôle.

Vivent les casseurs/euses! A bas la violence de l’économie et sa police!


Chaque année 500 personnes meurent au travail en France, la majorité sur les chantiers. Le manque d’argent et le manque d’avenir tue encore plus par désespoir. La destruction de la vie sur la planète est directement liée à la société marchande. La police tue ou mutile gravement les gens sans arrêt. Leur fonction essentielle est de défendre les marchandises et le système des marchandises – l’économie bourgeoise. Un système sécure, alors ? Mais les médias, arme  idéologique de la classe dominante, parlent de l’insécurité et de la violence des casseurs.  Alors, les médias soutiennent la violence de l’état, la société de classe à la base très violente.  Et tous les gens qui pleurent pour un panneau de pub cassé ont perdu toutes leurs priorités – ils sont complètement colonisés par l’idéologie dominante.
Mais casser n’est pas suffisant. Lorsque la lutte devient ritualisée en de simples affrontements avec les flics ou de la casse, bien que tout cela soit nécessaire, ça ne suffit certainement pas: l’imagination et la critique sont autocensurées au profit du familier par peur de l’inconnu. Mais l’inspiration ne naît pas d’un coup de baguette magique. Malgré les circonstances changeantes, malgré notre vision extrèmement restreinte d’un futur potentiel, on ne peut pas faire l’économie de s’interesser à l’histoire et l’actualité des luttes, à leurs limites, à leurs succés et échecs, à leurs forces et leurs faiblesses : d’autres possibilités existent. Les affrontements répétés sont autant susceptibles de nous faire arrêter, envoyer en prison ou fracasser le crâne que quelque chose d’innovant et d’original pour cette époque, donc ce n’est même pas plus sûr que d’essayer quelque chose de nouveau. Et essayer quelque chose de nouveau est essentiel si l’on ne veut pas que les luttes tournent en rond dans des cercles de plus en plus restreints, impliquant de moins en moins de personnes.

Abolir la police?


Selon Neocleous 2000, Bittner 1990 et Waddington 1999 – des sociologues de la police américaine – seulement 6%  du temps d’une patrouille est consacré à des incidents finalement définis comme «criminels»; et seul un très petit nombre d’infractions pénales sont découvertes par la police elle-même.  Alors, que fait réellement la police? En résumé, ce groupe d’administrateurs gouvernementaux armés, de niveau inférieur, formés à la menace de la force physique ou à son application scientifique, aide à résoudre les problèmes administratifs. Les policiers sont des bureaucrates avec des armes. Ils sont le visage actif du monopole d’État de l’usage de la violence. L’hypothèse populaire selon laquelle la police est là pour lutter contre la criminalité, en particulier la criminalité violente (une hypothèse sans cesse renforcée par les films, les émissions de télé et les reportages) est largement un mythe qui cache le fait que les plus grandes crimes sont ceux que la police protège – les crimes de la classe dominante.

Un exemple d’une ville sans flics

Pendant le soulèvement de 2011 en Tunisie, les 15 000 habitants de Thala ont expulsé la police. Après la mort d’un jeune, ses amis étaient rongés par la colère. L’un d’eux, remplissant sa moto d’essence, lancé contre un poste de police, provoquant un incendie qui a forcé la police à quitter la ville. Le 17 février, Nemri Bassem, ingénieur en mécanique au chômage depuis 2004, a occupé le poste de police et y est resté, réclamant son droit au travail, une action qui était que l’une des centaines d’actions menées en Tunisie par l’Union des Diplômés Sans Emploi. Nemri n’était pas seul. De nombreux jeunes l’ont rejoint au poste de police, transformé en un lieu où l’on pouvait écouter de la musique, jouer aux cartes et parler de révolution. Les jeunes se sont occupés à tour de rôle de la sécurité. Des délégués du comité de sauvegarde de la révolution dirigeait la ville et “la justice pour nos morts” était sa principale revendication. Ils ont soumis une liste des personnes impliquées dans les meurtres (les forces du soi-disant ordre, l’ordre de la marchandise), et pendant 17 jours en mars, ils ont organisé des manifestations pour exiger l’emprisonnement et le procès de ces meurtriers. Ils n’ont pas reconnu le gouvernement central. Le commissariat de police a été transformé en centre social. Ça duré 6 ou 7 semaines avant la répression de l’état, et c’était un moment vrai de liberté, dégalité et de fraternité.

Besoin d’argent partout !

Liberté, Egalité, Fraternité nulle part !

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FILM de Thala 2011

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